Comité Social et Économique du 29/01/2026 : Propos liminaire du Représentant Syndical Sud Santé Sociaux - Solidaires :

Monsieur le Président du CSE,

Ce mercredi 14 janvier au soir, après la tombée de la nuit, Monsieur El Hacen Diarra est sorti du foyer « Les Muriers » et est allé s’asseoir quelques dizaines de mètres plus haut, à l’entrée d’une petite ruelle pavée
(Le Monde du 18-01-2026).

Il a perdu la vie, quelques minutes plus tard, lors d’un contrôle de police, et il rejoint la foule d’anonymes morts lors de contrôle de police.

Personne ne devrait perdre la vie lors d’un contrôle de police, jamais, nulle part !

Nous, membres
Sud-Santé Sociaux-Solidaires du CSE, nous sommes réunis ce jour dans cette salle Stéphane Hessel et nous nous désolons de voir que sa capacité à s'indigner n’ait pas infusé davantage dans les communications de la Direction Générale.

La direction générale a choisi un silence assourdissant devant l’insupportable injustice de la mort de Monsieur El Hacen Diarra.

Les salarié.e.s n’attendaient pas de la direction qu’elle dénonce les violences policières dont il semble avoir été victime ou le racisme le plus crasse qui en découle, mais auraient simplement estimé juste et respectueux de lire un message d’empathie, de soutien, ou a minima de compréhension de la part de Coallia aux habitants de la résidence des Mûriers, aux collègues salarié.e.s qui y travaillent, à sa famille, ses proches anéantis par ce deuil.


Sud-Santé Sociaux-Solidaires rappelle que le racisme, soit on le combat, soit on en meurt. Il prospère dans les ténèbres du silence, des renoncements, de l’inaction et des absences de position.


Comité Social et Économique du 24/06/2025 : Propos liminaire du Représentant Syndical Sud Santé Sociaux - Solidaires :

Monsieur le Président, Monsieur le directeur général,

Vous nous parlez régulièrement de votre attachement au dialogue social.

Alors qu’un délégué syndical SUD SANTE SOCIAUX a été empêché d’accompagner des RP à leur demande à leur première réunion RP par un représentant de l’employeur.

Une secrétaire de CSSCT SUD SANTE SOCIAUX lors d’une enquête paritaire suite à un accident du travail s’est vu contesté le bien-fondé de l’enquête paritaire par une CDS alors que l’enquête a été validée par vos soins.

Un représentant de proximité SUD SANTE SOCIAUX et membre de la CSSCT Grand Ouest se voit entravé dans ses missions, privé d’accès à l’outil informatique.

La référente Harcèlement sexuel, lutte contre les pratiques sexistes et harcèlement moral n’a toujours pas de téléphone et a attendu 2 mois pour l’ouverture de l’adresse courriel dédiée, ce qui l’a empêchée de répondre à une sollicitation pour une situation grave. A ce jour, elle n’a toujours pas eu contact avec tous les référents coté employeur.

Vous vous étiez engagé à fournir du matériel téléphonique et informatique à tous les membres des instances représentatives du personnel et à ces jours le matériel est distribué au compte-goutte dans la plus grande opacité alors que les accords prévoyaient ces mises à disposition. Compte-goutte où discrimination syndicale la question se pose ?

Des représentants de proximités attendent désespérément l’invitation du représentant de l’employeur pour leur 1ere réunion RP tandis que d’autre attendent le compte rendu de la réunion bien au-delà du délai de 3 semaines prévues par l’accord.

Enfin, à Rennes comme dans l’Yonne, des activités sont soumises à des réductions budgétaires imposées par les financeurs, cela a des conséquences directes sur les salarié-e-s, salarié-e-s dont l’employeur n’aurait fait absolument aucun cas si les instances de représentation du personnel ne s’étaient pas imposées aux forceps !

La nouvelle mandature a commencé le 2 avril avec un 1er CSE le 10 avril et les entraves se multiplient déjà.

Vous vous étiez engagé à former tous les représentants de l’employeur, mais quelle formation ont-ils reçu ? Sachant que nombre d’entre eux n’appliquent pas les procédures et Accords Coallia. Quelle est la qualité de leur engagement sur ces missions ?

Monsieur le président, Monsieur le directeur général, vous avez reçu un courrier de notre fédération, courrier nécessitant une réponse de votre part dont nous sommes toujours en attente.

Par-delà des mots nous attendons des actes ! À défaut d’actes concrets vous nous verrez contraint de saisir les juridictions compétentes.


Comité Social et Économique du 24/04/2025 : Préambule des élu.e.s Sud Santé Sociaux - Solidaires :

Monsieur le Président du CSE,

Tout d’abord nous souhaitons la bienvenue à tous nos nouveaux camarades.

Nous venons de traverser une mandature tumultueuse – initialement prévue d’une durée de trois ans, mais finalement prorogée à cinq ans et quatre mois, au cours de laquelle nous avons constaté des décisions prises en CSE qui ne redescendent pas et qui sont non appliquées sur les territoires, ainsi que des réponses aux réclamations qui ne sont ni déclinées sur le terrain ni suivies d’effets. L’absence d’écoute de la direction a conduit à des DUE pour la quasi-totalité des négociations, et, lorsque des accords prenaient forme, devenaient possibles et pouvaient être signés par des OS, ceux-ci disparaissaient de la table des négociations, tel l’accord égalité Femme/Homme. Depuis plus d’un an, par ailleurs, aucune réunion de négociation n’a été organisée, à l’exception des négociations de l’accord du périmètre CSE et le PAP.

Monsieur le président, vous mesurez la qualité du dialogue social à la fréquence des réunions, sans toutefois vous préoccuper d’écouter la voix des salarié.e.s portée par les élu.e.s. Inutile de vous rappeler que le dialogue social ne se mesure pas à la fréquence des réunions mais à l’amélioration des conditions de travail, de la santé des salariés et de leurs revenus. En termes de revenus, d’ailleurs, que penser de la farce des NAO au même moment où l’ensemble des salariés découvraient le rapport de la Cour des Comptes qui indiquait que « plusieurs des plus hauts salaires ont bénéficié d’augmentations de salaires sans décision explicite du comité de rémunération. ».

Nous démarrons aujourd’hui une nouvelle mandature. Les élections sont passées, les électeurs/trices ont confié à SUD santé sociaux – Solidaire un siège supplémentaire et augmenté significativement sa représentativité, confirmant entre autres leur opposition à l’accord temps de travail. A travers ce vote les salarié.e.s ont désavoué votre vision du dialogue social, et par extension, votre volonté d’appliquer un accord temps de travail, qui est idéologique, rétrograde et à contre sens de l’histoire.


Comité Social et Économique du 10/04/2025 : Préambule des élu.e.s Sud Santé Sociaux - Solidaires :

Monsieur le Président du CSE,

Vous avez récemment été interpellé par l’inspection du travail quant aux multiples dysfonctionnements et au non-respect de la légalité des transmissions à la CPAM. En effet, COALLIA ne transmet pas en temps voulu les attestations de salaire à la CPAM, ce qui induit, pour les salariés en arrêt maladie ou en temps partiel thérapeutique, le versement des indemnités journalières de la CPAM avec beaucoup de retard. Cela engendre des conséquences financières importantes pour les salariés. Outre le fait que le salarié doit s’occuper de ses problèmes de santé, celui-ci doit faire face à des difficultés de gestion budgétaire, il doit se heurter à l’immobilisme de COALLIA et à la violence induite par ce comportement indigne pour une entreprise sociale.

SUD Santé Sociaux-Solidaires réclame que COALLIA prenne systématiquement à sa charge l’intégralité des frais bancaires des salariés victimes des manquements de l'employeur liés aux fautes de transmissions des documents à la CPAM et non pas concède à en prendre une partie arbitrairement en charge « à titre exceptionnel ».

Nous invitons tous les salariés concernés par ces défauts de transmission à se faire connaitre auprès de SUD-SANTE SOCIAUX-SOLIDAIRES afin d’étudier une procédure collective si COALLIA persiste à mettre les salariés en difficultés par son impéritie dans la transmission des informations à la CPAM !